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publié le 12/06:09 dans [Visite de la Cathédrale] | imprimer
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Accueil
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Notre Dame de la Treille
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Après un siècle et demi de tribulations, notre cathédrale est enfin terminée.
Et, comme l'a souhaité Mgr Defois, notre évêque, il ne reste plus à la communauté chrétienne
qu'à la faire vivre "à l'habiter, à la faire chanter".
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Historique
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La Statue de Notre Dame de la Treille
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"Dans la statue miraculeuse de Notre-dame de la Treille, la tête serait en marbre et daterait du XIe siècle. Cette tête est attachée au corps par un tenon de fer" (Monsieur CLAIPANAIN)
Le corps de la Vierge et tout l'Enfant Jésus sont en pierre blanche polychrome et postérieurs de plusieurs siècles à la tête de la Vierge. Pourquoi cette anomalie? En 1304 lors du sac de Lille par Philippe Le Bel, à l'époque de sa victoire sur les flamands à Mons-en-Pévèle, la collégiale St Pierre fut brûlée, la statue dans ce sinistre fut brisée et détruite, sauf la tête de la Vierge qui fut recueillie.
Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Flandre, rebâtit la collégiale et rétablit la statue jusqu'aux genoux, c'est à dire jusqu'à la naissance de la Treille. Sur ce corps il fit sceller la tête de l'ancienne statue.
En 1667, Louis XIV, après la prise de Lille, désirant respecter les franchises, libertés et privilèges des lillois, souhaite s'engager par serment devant Notre-Dame de la Treille. Aussi s'empressa-t-on avant cela d'achever la statue en faisant sculpter des jambes en chêne.
En 1792, à la suite de la Révolution, fut détruite la collégiale St Pierre. La statue de la Vierge fut achetée par le sacristain, Albert Gambier, qui la garda dans sa demeure, puis en fit don à l'église Sainte Catherine où elle resta quelque peu dans l'oubli jusqu'en 1842 lorsque l'abbé Bernard, curé de la paroisse lui rendit une place d'honneur dans son église.
En 1854, une grandiose procession se fit en l'honneur de Notre-Dame et Mgr Régnier, archevêque de Cambrai, bénit la première pierre de la basilique que nous connaissons et où la Vierge fut transportée en 1872 en présence de Mgr Chigi, nonce à Paris, et de quatorze évêques. En 1874 eurent lieu les grandes fêtes du couronnement de Notre-Dame de la Treille par le Cardinal Régnier, archevêque de Cambrai, légat du Pape Pie IX.
En 1913, le diocèse de Lille fut créé par Rome et en 1914, Pie X désigne la basilique de Notre-Dame comme Cathédrale.
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Plan de la Cathédrale
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Plan de Notre Dame de la Treille
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La cathédrale est ouverte tous les jours, sauf le mardi de 14h à 18h.
Exceptions : le samedi ( 10h-12h et 14h-18h) et le dimanche ( 10h-12h et 14h-20h)
Pour les visites de groupes ( 03.20.31.59.12
La Messe du dimanche a lieu à 11h.
Les fêtes carillonnées sont accompagnées d'une messe de l'Évêque.
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Extérieur
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Notre Dame de la Treille
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Photo Gonzague Cuvelier
La rénovation du vieux Lille est un des grands travaux réalisés dans la ville dans le dernier quart de siècle. Or, c’est dans ce quartier que se situe la cathédrale, et c’est un heureux hasard que la fin des travaux de Notre-Dame coïncide avec le prochain achèvement de la requalification de son environnement urbain.
Elle est non seulement la cathédrale d’un diocèse mais aussi le signe de la présence de l’Église dans le vieux Lille. Ce signe est discret mais réel ; discret, car on ne découvre la Treille qu’après avoir emprunté des rues étroites et charmantes, à l’image d’une région qui ne se laisse aimer que si l’on s’en donne la peine ; réel, car elle est réellement devenue en quelques mois un lieu de promenade, un but de visite, en plus de l’espace de foi qu’elle n’avait jamais cessé d’être.
Le large parvis inaugure une surprenante façade, à la fois prouesse technique et catéchèse architecturale ; « le soir, un éclairage intérieur projette sur le parvis la forme d’une gigantesque ogive telle une flamme dressée au cœur de la ville et au sommet de laquelle la rosace de Kijno apparaît en suspension ».
Le Père Jean Coquant, vicaire général, la qualifie de « façade d’après Concile, qui a paisiblement affirmé que nous sommes une Église-pour-le-monde : signe, source et accueil. Une façade qui n’est pas un mur opaque. Elle laisse entrer la lumière de la ville, et, feu dans la nuit, elle éclaire la ténèbre. Par le marbre translucide, le monde est présent à la prière de la communauté, qui repart ensuite dans sa mission quotidienne aux quatre coins de la cité et au-delà. »
D'après "Célébrer" N° 298
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La façade et la rosace
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Notre Dame de la Treille
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Photo Gonzague Cuvelier
Quand on le regarde du parvis,
on distingue surtout l’important dispositif de métallerie hérissé, au surplus, de tiges de stabilisation.
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Photo Gonzague Cuvelier
Suspendue au sommet du voile de marbre, la rosace de Kijno (6,50 m de diamètre) est constituée de 20 plaques de verre trempé, insérées dans une armature inox.
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La rose de Kijno
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Notre Dame de la Treille
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Le visage oblique du Christ
Sa main blessée désigne "l'homme nouveau"
emporté dans une ascension vertigineuse
que souligne un regard dessillé. |
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Les couleurs du peintre ont été appliquées
à partir d’émaux traditionnels.
Les grands noirs (oxyde de fer) et jaunes d’argent
commandent une harmonie générale
complétée de rouge et de bleu.
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On sait qu’un vitrail se lit obligatoirement de l’intérieur par translucidité.
Le thème de la Résurrection y apparaît à partir de figures mais jaillit lui-même dans l’ascendance des formes et des lumières.
On peut également y apercevoir : l’arbre de Jessé ; le roi David jouant de la harpe ; Saint. Michel terrassant le dragon ; un mouton portant un oriflamme (bannière en forme de flamme) ; le symbole du Saint Esprit ; les trois lettres de Pax ; un agneau pascal, des fruits ; l’image de Notre Dame de la Treille ; les feuilles de la vigne ; la clé de Saint Pierre ; un ciboire et une hostie ; un poisson avec le chrisme grec IXTUS "Jésus-Christ, fils de Dieu, Sauveur des hommes"
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Le portail
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Notre Dame de la Treille
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D'après le Père Alain Borie
Dans la tradition et la mentalité médiévales, le portail de la Cathédrale représente le lieu du jugement, avant d'entrer dans le Royaume
En regardant les dormeurs du portail, seuls, repliés sur eux-mêmes, symbolisant une mort intérieure de l’homme, retentit à nos oreilles cette prière que prononce ce penseur juif du Moyen-âge :
« Réveillez-vous, dormeurs »
Pesez donc tous vos actes.
Souvenez-vous de votre créateur.
Abandonnez vos agissements mauvais et revenez à l’Éternel. »
Les coup1es, eux, s’élèvent, se mettent debout, émergent.
C’est dans la rencontre de l’autre que j’existe, que je peux vivre debout. L’autre me fait vivre...
Je le fais vivre aussi...
Mais est-ce pour autant la fusion qui me fait exister ?
Photo Gonzague Cuvelier
La pieta représente la Vierge qui porte (sans vraiment le tenir), du bout des doigts, son Fils.
La symbolique est la même que ta célèbre création d’Adam de la chapelle Sixtine à Rome.
Dieu donne vie à l’homme, le fait exister. Ce n’est pas l’aspect fusionnel qui crée, mais la reconnaissance de l’autre.
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Laisser s’exprimer ces sculptures du portail, c’est pouvoir découvrir une expression humaine qui, au plus profond de notre humanité, s’ouvre au divin.
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Le Portail Nord
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Notre Dame de la Treille
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Le financement de la sculpture est assuré par une souscription, lancée dès 1928. Ouverte à tout le monde, elle va donner à cette entrée l’appellation de « portail des familles ».
Consacré à saint Eubert, compagnon de saint Piat et apôtre légendaire de Lille, présent au trumeau, ce portail montre, aux embrasements, les évangélisateurs de la région (St Piat, Quentin, et Eleuthère, ainsi que St Chrysole, Martin et Eloi).
Il évoque, au tympan, la vie et les miracles posthumes de St Eubert (vocation, évangélisation, guérisons obtenues après sa mort ; invention de ses reliques par l’évêque de Tournai Walter de Marvis et transfert de ces reliques à Lille ; apothéose du saint).
Dans les voussures, sont figurés des martyrs, dont le trésor de la cathédrale possède des reliques, rangés par ordre chronologique des persécutions , de bas en haut , de gauche à droite et de l’extérieur vers l’intérieur.
On reconnaît sur le cordon extérieur, à gauche de la nef timbrée d’une fleur de lys, St Achille, martyr romain mort en 98 de notre ère, représenté sous les traits du Cardinal.
Les dispositions générales et les matériaux employés sont les mêmes au Sud comme au Nord. Le portail méridional se distingue pourtant par la présence de six bas-reliefs aux piédroits, illustrant des scènes évangéliques, et par le traitement guilloché de la partie inférieure des ébrasements qui sera exécuté par Robert Coin dans le courant de l’année 1941.
Le bras nord et son portail sont inaugurés le 23 Octobre 1938, pour les vingt-cinq ans du diocèse et les dix ans d’épiscopat de Mgr Liénart, en présence de Valerio Valeri, nonce apostolique en France.
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